Le Casino de Hull est implanté sur un promontoire rocheux qui surplombe les deux lacs des Carrières en y épousant l’environnement morphologique des lieux.
Le terrain est de 140 000 m2 et comprend un stationnement étagé de deux étages en béton armé comprenant 2 000 places pour une superficie de 66 000 m2. Une marina a été aménagée, étant donné que l’on peut accéder au casino par voie marine.
Le bâtiment, de forme trapézoïdale de 155 m de long et de 80 m de large, se compose essentiellement de 4 secteurs de trois niveaux chacun, auquel vient se greffer un espace triangulaire libre de 100 m de long et de 16 m de haut, qui occupe le côté est de l’édifice et qui se prolonge en porte-à-faux au-delà de l’extrémité sud du bâtiment, en forme de pointe.
Toute la superstructure du casino est en charpente d’acier (colonnes, poutres, fermes et poutrelles), avec chape de béton. L’atrium est une structure tridimensionnelle hautement hyperstatique, composée de fermes tubulaires rondes formant cascades. L’intégrité latérale de l’ensemble est assurée d’une part par un système de contreventement intégré au vocabulaire architectural des murs du périmètre ainsi que par la présence de tours en béton stratégiquement disposée à l’intérieur de la masse volumique de l’ensemble.
Le fait que le projet se situait dans un contexte de régime accéléré ne posait en soi qu’un défi relatif à la coentreprise d’ingénieurs, déjà rompue à plusieurs réalisations de ce genre. Par contre, un des aspects particuliers à ce projet était qu’une partie importante de la charpente, elle-même d’une grande complexité, était conçue pour être apparente et devait harmonieusement s’intégrer avec un langage architectural qui prenait forme à mesure de la progression du projet.
